C'est parti pour l'Amérique Latine ! Une idée, le délire d'un jour
d'hiver, tout s'enchaîne...
Les disponibilités demandées au printemps 2009 auprès de nos employeurs, la famille est prévenue. D'abord et avant tout, il nous faut des montagnes ! Nous avons cherché, nous avons
hésité et nous nous sommes décidés pour les Andes, en raison de la langue - nous ne parlons pas russe... - et des facilités administratives. Objectif : Quito-Ushuaïa en passant par
les sommets...
Hormis la chasse au gramme dans le matériel, le mode de déplacement fut un véritable casse-tête.
Notre choix premier s'était porté sur la marche afin d'être au plus près des populations rencontrées. Cependant, nous ne pouvions nous passer de visiter les cimes alentour : le matériel adéquat
alourdissait le paquetage d'un nombre conséquent de kilos, impossible alors à trimbaler à dos d'homme. Clin d'oeil à David : nous ne pouvions pas partir sans les chaussons et clin d'oeil à Calou
: nous nous posons encore la question pour la corde de couenne !!!! La poste restante paraissait une bonne solution, mais nous imposait des détours par les villes. La mule fut ensuite
évoquée puis abondonnée au profit du vélo, qui, lui, n'a pas besoin de foin... La petite reine respecte notre principe "écolo" : pas de moyen polluant pour se déplacer une fois atterris sur le
continent.
Autonomes et libres de notre rythme, nous pourrons rencontrer les populations locales sans nous imposer à elles pour le gîte et le couvert. Il sera riche d'échanger et de comparer nos modes de
vie, notamment quant à l'adaptation aux contraintes climatiques liées à l'altitude. Nous profiterons de cette immersion en territoire inconnu pour nous remettre à notre place, celle de simples
êtres humains, voyageant dans une nature belle et dure. La recherche de la confrontation aux éléments nous anime autant que le besoin de partage avec nos semblables. Eliminer le superflux
pour ne conserver que l'essentiel : la satisfaction des besoins primaires. Peut-être aussi une quête de nous-mêmes, de la transcendantale des âmes de nos semblables.
Cet esprit nous pousse déjà vers les hautes terres des Alpes. Nous espérons atteindre quelques beaux sommets andins, tout au long des cordillères visitées, parfois avec des amis ou des
proches venus nous rejoindre pour un moment. Et surtout, profiter... Comme nos aïeux, ne pas avoir l'heure, mais avoir le temps...
