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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:02

IMGP5121 Sacsayhuaman

IMGP5190 Plaza de Armas CuscoLe peuple de l'Inca voyait grand : Quosqo signifie, en queshua, le "nombril du monde". L'histoire ne nous dit pas s'ils ont raison... Quoiqu'il en soit, cette ville est chargée de son passé. A chaque coin de rue, on y trouve des monuments, principalement de l'époque de la Conquista. Les espagnols, un peu fainéants, ont cependant gardé les fondations et le IMGP5165 Fondations de Cuscosoubassement des murs précolombiens pour y asseoir leurs propres édifices : maisons bourgeoises, églises, couvents...

 

L'empire des fils du soleil fut plutôt court, pour autant que leurs descendants s'y retrouvent aujourd'hui. Il n'y eut que 14 Incas (le mot Inca signifiant "chef"). Voilà pour les repères :

  1. IMGP5149 SacsayhuamanManquo Qhapaq : premier Inca, mythique, qui serait sorti d'une caverne avec ses3 frères. Serait, avec Mama Ollco, sa soeur et épouse (bonjour l'adultère !)
  2. Sinchi Roqa
  3. Lloqe Yupanki
  4. Qhapoq Yupanki
  5. Mayta Qhapaq
  6. Inka Roqa
  7. Yawar Wakaq
  8. Wiraqocha
  9. Pachakuteq Inca Yupan :  nom signifiant "renversement de l'ordre du monde", 1er inca historique "certifié", rebâtit Cuzco. Règne dans les années 1430.
  10. Yanque Yupanki
  11. Tupak Inka Yupanki: règne de 1472 à 1493. Grand guerrier, poursuivit l'extension de l'empire. Aurait créé le système des "tambos", relais où des hommes à pied, les Chasquis, se passaient les informations, codées sous la forme de "quipu". Ces derniers sont une forme de pré-écriture, consistant en des cordes dont les noeuds et les couleurs consitaient un code unifié dans l'empire.
  12. Waynaqhapaq : règne de 1493 à 1525.
  13. Washar (ou Huscar) : règne de 1425 à 1530.
  14. Atawallpa : règne de 1530 à 1532, pendant la guerre avec son frère Washar II. Mourut le 29 août 1533, étranglé par es espagnols pour avoir jeté à terre une Bible.

 

IMGP5145 SacsayhuamanLe 22 juillet, après une journée repos (forcée pour Nico à cause du "mal de ventre"), nous partons à l'assaut de la culture ! Première étape : sexywoman, euh... Sacsayhuaman ou Saqsaywaman! Surplombant la cité, ce site se compose de grandes murailles, aux pierres énormes et ajustées de telle façon qu'on ne peut rien glisserentre ! Nous montons le long de la route, contournant la billetterie. En effet, il faut s'acquitter  d'une taxe pour entrer dans les ruines, construites entre les règnes de Tupac Yupanqi, Waynaqhapaq et Washar (de 1471 à 1530).

 

IMGP5154 SacsayhuamanComme nous n'avons pas envie de nous défausser de nos soles, nous regardons le site de loin. Outre les énormes pierres, on remarque facilement que c'était probablement un centre rituel. D'ailleurs, les chrétiens ont construit non loin de là une grande statue blanche, les bras levés au ciel : un saint ou un Christ ? L'endroit est propice à la religion. Puisque la balade est longue, nous interpellons un gardien, lui demandant notre chemin. Il nous fait traverser le site, puis nous nous mêlons à la foule et redescendons en ville, tout en longeant les gigantesques murailles. Nous avons vu beaucoup du lieu, pour pas un peso ! Nous lirons dans un guide que Sacsayhuaman aurait été aussi un dépôt militaire et qu'une lagune artificielle aurait été construite à des fins rituelles.

 

IMGP5171 La mercedL'après-midi, nous visitons le musée Inca, un peu bazar et où il est interdit de faire des photos ! Quelques momies, des poteries et des explications sur le Machu Picchu et Choquequirau. Rien de transcendant ! Sauf peut être la modélisation de Moray, un site agricole où une technique avait été mise au point pour cultiver des plantes de régions plus chaudes. Des terrasses s'étagent de façon concentriques permettant qu'au centre, la température s'élève (gain d'environ 5ºC/terrasse). Plus d'explications ici...

 

Le soir nous passons à la Casa Elena, un bel hôtel tenu par un français et sa femme, à la recherche de renseignements sur les conditions en montagne. Yves nous reçoit très gentillement et nous propose une journée de grimpe dimanche, sans lui car il a laissé de côté la montagne pour se consacrer au parapente ! Nous parlons un bon moment. Un couscous à l'alpaga conclue la journée.

 

IMGP5179 La mercedNous commençons paresseusement cette nouvelle journée, surtout Pauline qui apprécie de boire des cafés avec Marie la Bretonne sur la terrasse ensoleillée ! Nous visitons les marchés artisanaux, à la recherche d'une ceinture pour le pantalon de Pauline. Au final, nous achetons le cordon qui attache toutes les ceintures d'une petite mamie de vendeuse. "Modèle unique" nous dit-elle !

 

L'après-midi, nous croisons fortuitement Marie que nous entraînons visiter le couvent de la Merced. Nous y voyons un beau bâtiment, avec des peintures pas toujours catholiques ! Beaucoup traitent des enfers, avec des représentations monstrueuses de gens se faisant dévorer et/ou torturer. Le clou du spectacle est pour beaucoup le merveilleux trésor : tabernacles, encensoirs, custodes (porte-hostie)... Une de ces dernières pèse 22kg, dont une bonne partie en or, ornée de plus de 1500 diamants et 600 perles. On vous passe les rubis et autres pierres précieuses. Cependant nous sommes loin de ces considérations vénales et pour nous, le meilleur consiste en le fabuleux dallage de pierre d'une des salles, qui nous aura permis des glissades magistrales !

 

IMGP5167 La mercedNous terminons par la visite de l'église, où se déroule la messe. Les péruviens font une très forte consommation d'eau bénite d'ailleurs!  Les Jésus sont sanglants et d'autres sont entourés de peluches ou autres donations symboliques pour qui veut s'attirer les bonnes grâces du ciel. Durant la nuit, pas de chance, Nico est de nouveau malade. Nous loupons le rendez-vous avec le Club Andino, club de montagne cusquénien. Nous ne connaîtrons pas les falaises du coin, ni même les montagnes car nous décidons de ne pas tenter d'ascension compte-tenu des maladies récurrentes. Le pauvre Nico repasse une journée entière au lit !

 

IMGP5202 Défilé CuscoLe lundi, ça va un peu mieux. Nous mangeons au marché avec Marie et nous y trouvons le bonheur de Nico : un beau Wiphala, aux couleurs de tawantinsuyo. Traduire : drapeau représentant l'arc-en-ciel de l'empire inca réuni. Ce sont des bandes de couleur horizontales, tandis que les différentes régions (ou suyo) avaient un drapeau en damier, représentant eux aussi l'arc-en-ciel.

 

Le soir, c'est encore luxe. Nous mangeons de nouveau avec l'amie Marie au Kukuli puis nous complétons notre repas par IMGP5212 Défilé Cuscoquelques crêpes-dessert. Au petit-déjeuner, rebelotte: nous finissons la pâte, à grand renfort de chocolat. Marie boucle ses bagages alors que nous partons visiter les "salinas", dans la vallée sacrée.

 

Nous traversons la ville en plein milieu des festivités. C'est la "semaine patriotique", mieux que la fête nationale, qui dure elle déjà deux jours (28 et 29 juillet). Ça permet aux perúnaos de faire plus de défilés, dont ils sont très friants, et de boire aussi plusieurs soirs d'affilé ! Il y a même les pompiers ! Coucou David !

 

IMGP5229 SalinasNous prenons le bus pour Urubamba puis sur quelques kilomètres un collectivo, qui nous dépose au pied du sentier. Nous ne faisons que croiserles promeneurs ! Beaucoup se font déposer à l'autre entrée... tandis que nous, après une bonne demie-heure de balade, nous débouchons sur les salines, sans passer par la case "billet". Encore 10 soles d'économie ! L'eau d'un ruisseau passe sur les différentes terrasses et dilue le sel du sol, alors IMGP5240 Salinasrécolté par les exploitants. Les 4000 bassins étaient exploités avant même les incas.

 

La fin de journée se passe à préparer notre départ pour le jour suivant et la soirée à discuter avec des seine-et-marnais qui reviennent en famille du Machu Picchu, par les chemins détournés de Santa Teresa. Ce sont de grands voyageurs qui ont pris le trans-sibérien lors d'un périple.

 

 

 

IMGP5237 Salinas

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:22

IMGP4590 Plaza de arma Ayacucho

Ayacucho-Abancay 

 

Ayacucho - CuzcoIMGP4615 Llama museo AyacuchoCette ville d'Ayacucho a son charme avec ses multiples églises, sa place d'armes, ses rues piétonnes et l'architecture du centre. Nico prend sur lui pour aller visiter le musée d'anthropologie qui se révèle intéressant tout compte fait. Il retrace l'histoire de l'homme sur le continent sud-américain, ses modes de vie successifs, ses différents peuples : Wari, Chavín, Tiwanacu, Cupisnique, Lambayeque, pour finalement arriver aux Incas et à la conquête espagnole. On trouve des restes archéologiques sur ce continent, datant de l'homme de pierre (30000 avant JC). Le musée expose de belles poteries aux motifs parfois surprenants (on croirait du Geluck !), certaines d'usges courant et d'autres richement décorées probablement d'utilité rituelle, ainsi que des crânes déformés ou trépanés, pour des motifs religieux ou médicaux. Le plus fou IMGP4629 Momies museo Ayacuchoest de savoir qu'ils réussissaient à guérir certains troubles neurologiques ! De la même façon que les égyptiens, les peuples sud-américains momifiaient leurs morts, laissant derrière eux des corps bien conservés, aidés aussi par le climat frais et sec.

Nous sommes de retour à l'hôtel à temps, ouf !, pour voir Uruguay-Hollande. Il faut de la culture pour tous !

 

IMGP4675 camionUn cruel dilemne s'impose à nous, sachant les 400 km de piste qui nous attendent jusqu'à Abancay. Nous décidons à partir en IMGP4677 Abra Tocctovélo mais après 30 km de montée très très poussiéreuse et vaincue par les spasmes abdominaux, Pauline fait du camion-stop nous entraînant sur la voie de la facilité, non moins poussiéreuse. Nous descendons du camion aussi blancs que la route... Nous réenfourchons les vélos jusqu'à une petite lagune à plus de 4000m pour poser la tente. Certains courageux se lavent même dans le lac à l'eau presque tiède.

 

IMGP4686 Descente sur OcrosAu réveil, Pauline toujours malade, nous nous limitons à la grande et très belle descente sur Ocros. Sur la place du village, nous assistons aux exercices de défilé militaire des élèves du primaire. C'est IMGP4694 Cochenilleplutôt folklorique surtout que les profs se prennent au sérieux pour épater les gringos. Pas motivés pour continuer à bouffer de la poussière, ni pour affronter les hordes de moscas enragées, nous prenons le bus le lendemain à 11h pour Abancay avec une correspondance à Andahuaylas. Nous débarquons de nuit dans un hôtel, devant lequel sèche de la cochenille. Nico réclame une serviette pour la douche, le veilleur lui propose la sienne pour 1 sol. On finit par lui en filer une de la taille d'un gant de toilette...

 

Nous prenons le petit-déjeuner au marché chez une mamita, très rigolote, du nom de Josia. Quand nous voulons la payer avec un billet de 100 soles, elle nous répond que pour le prix elle nous laisse son échoppe ! Un papy essaye de marier sa fille à Nico ensuite, ce qui amuse bien la galerie...

 

 

Choquequirau

 

IMGP4702 L'étape suivanteLe 09 juillet, nous entamons la montée au col qui surplombe Abancay. Chemin faisant, Nous croisons une 2CV décapotable ! 2 jeunes français, Quentin et Tristan, sont partis de Saïgon où ils ont récupéré la voiture laissée en 2006 par une autre équipe lors d'un IMGP4744 Abancayprécédent voyage (Paris - Saïgon). Ils comptent rejoindre Paris. Nous avançons encore quelques petits kilomètres lors de cette courte journée de vélo pour nous arrêter dans un endroit bien vert. Un gamin, Yoel, coupe l'herbe à cyu, l'alfalfa, sous l'oeil attentif de son grand-père. Nous mettons la tente juste à côté...

 

 

IMGP4746 Cordillera VilcabambaLe jour suivant, nous en finissons avec ce col (3970m) de 1600m de dénivelé et 36km de long dont nous pouvons admirer les sommets enneigés de la Cordillère Vilcabamba, le Salcantay étant son point culminant (6271m). De là, nous plongeons vers Cachora, village de départ pour le site inca de Choquequirau ou Choquicarao (ou comme tu veux l'écrire, car ici, l'orthographe c'est plutôt du style aléatoire) et nous arrivons juste à temps pour voir la finale Hollande - Espagne, qui n'atteint pas des sommets (c'est du foot !). Nous rencontrons IMGP4788 Vallée de l'ApurimacVincent et Marine, revenant du site, subjugués par l'énergie qui en ressort. Faut dire que le San Pedro (cactus hallucinogène) les a bien aidés... Le soir nous sommes invités à fêter la vierge du Carmen, arrosés de Chicha. Nous nous esquivons rapidement pour nous reposer en vue de la rando du lendemain.

 

IMGP4820 Playa RosalinaPour débuter, un vol de perroquets nous surprend ! Un long plat de 12 km mène au mirador Capuliyoc, jolie vue sur le rio Apurimac, puis nous rejoignons la Playa Rosalina, vers 16 h, après 10 km de descente en plein Nord donc en plein cagnard. La nuit est douce et agréable. On regretterait presque d'avoir pris les sacs de couchage...

 

Au réveil, nous sommes attendus de pieds fermes par les moscas embusquées IMGP4896 Choquequiraudevant la moustiquaire et nous ne traînons pas dans la montée raide pour en réchapper. Ce versant-là, ombragé par la selva (forêt), offre une fraîcheur bien agréable. A Marampata, nous cherchons un menú qui nous est proposé à 10 soles ou l'oeuf à 1 sol (au lieu de 4 pour le même prix...) : nous mangeons notre pic-nic ! Au détour du chemin, nous apercevons enfin les ruines. Une heure nous permet de relier ce dernier village au camping du site où nous nous reposons le reste de la soirée.

 

IMGP4965 Lamas blancsLa visite du site commence par de majestueuses terrasses qui étaient des zones de cultures auparavant. Puis nous débouchons sur la place principale. Un petit tour par la maison des prêtres (casa del Sacerdote), on évite la maison de la puce (pikiwasi), on ne sait jamais, et descente vers d'autres terrasses ornées de lamas blancs. Nous IMGP4991 Choquequirauterminons la balade par les ateliers et les habitations pour les riches. Celles des basses classes de la société n'avaient que le soubassement des murs en pierre, le reste de la construction étant en IMGP5031 Balcons Cachoraadobe (brique de terre crue). Une fin de descente de nuit nous permet de rejoindre le camping de Santa Rosa, tenu par l'agréable et le perspicace Julian.

 

Au matin, nous croisons Kamil, un polonais rencontré la veille. Il visite le Pérou en 15 jours. C'est un batelier naviguant entre son pays, l'Allemagne et la Hollande. Nous espérons le rejoindre à Cuzco. La mule de son arriero s'est fait mordre par un vampire (chauve-souris). Une dernière journée harassante nous ramène à Cachora où nous nous reposons deux jours à l'hôtel, non sans avoir attrapé des puces en mangeant un papipollo.

 

 

Cachora-Cusco

 

IMGP5042 LimatamboUn taxi-collectif (8 pers. dans une Corolla) nous évite la partie de piste et nous profitons d'une très longue descente jusqu'au Río Apurimac (lit du fleuve à 2000 m d'altitude) où nous sommes assaillis par les moscas. Et là, la montée recommence pour 12 km et 400 m de dénivelé gagnés sur l'étape suivante. Nous sommes accueillis par Marcelino qui nous propose son jardin pour camper. Sa femme nous offre un papipollo pour le dîner.

 

Le réveil est avancé pour profiter de la fraîcheur matinale et de la léthargie de certains insectes... A la sortie de Limatambo a été érigé le site de Tarawasi où nous pouvons admirer les premiers murs de pierres jointes. Après 36 km de montée et 1300 m de dénivelé, nous avons l'énorme satisfaction de déboucher au col. Malheureusement, il manque 50 km jusqu'à Cuzco et nous en ferons IMGP5060 Col avant Cuzcoseulement 20 pour finir dans un champ infesté de puces. Encore une victoire du monde des insectes sur celui des hommes !

Après un guerre rangée contre les malvenues, une demi-journée nous permet de gagner la très belle citée de Cuzco où nous faisons la connaissance d'un couple de lauzannois ainsi que de Marie, la bretonne.

 

IMGP5090 Cuzco

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 19:44

IMGP2886 bloc HuanchacIMGP2843 bloc HunchacQuelques jours après notre dernière aventure andine, nous partons grimper aux blocs de Huanchac, histoire de se défouler avant les heures de bus qui nous attendent. Nous ne trouvons pas de combi pour nous emmener avant d'arriver sur le site, assez agréable malgré les mouches piquantes. Le coin est vraiment truffé de cailloux, certains sont bien peuffés. Nous grimpons notre saoûl, seulement surpris de trouver de nouveau un scorpion sous un caillou à cette altitude et nous rentrons tranquillement terminer notre sac, pour rejoindre les parents de Nico à Arequipa. Nous croisons les Pissaros, comme dans Tintin : masques et costumes pour les danseurs qui sont suivis par des percussionnistes.

 

 

IMGP2913 Casa de Margott ArequipaPeru sur ArequipaEmbarquement à 22h pour arriver à Lima vers 5h30 le lendemain. Nous avons somnolé, mais nous ne sommes pas bien frais. Pas le temps de rien, nous réembarquons à peine 1/2h après pour une longue longue séance ciné ! Eh oui, toute la journée nous serons abreuvés de films, pas toujours très intéressants d'ailleurs, mais à part regarder le paysage désertique tout le long du trajet, notre activité est limitée. En plus, nous avons faim, car les repas ne sont pas très copieux à bord du bus et notre voisine, montée à une escale, nous allèche avec son demi-poulet IMGP2918 Santa Cathalina et volcans Arequipaaux frites ! Dans l'après-midi, nous sommes conviés à un bingo dont le lot est le billet retour à l'identique (même punition). Devinez qui gagne ? C'est Nico !

 

 

Nous arrivons avec quelques heures de retard de retard à Arequipa où les parents nous attendent, confortablement installés à l'hôtel Casa de Margott, calle Jerusalen, la IMGP2979 Cloître de la Compañia Arequipabien nommée. C'est grande classe, construit dans une pierre volcanique typique, très blanche, appelée "Sillar". Tous les monuments sont de cette même matière : cathédrale, églises (nombreuses), monastères..., sur fond de volcans, puisque le Chachanc, le Pichu Pichu et surtout le Misti, entourent la ville coloniale. Les places sont envahies par les pigeons... Nous visitons notamment une église et son cloître, la Compañia, non loin de la place d'armes. La deuxième mission du jour, c'est de trouver un véhicule pour notre excursion du lendemain, dans le Cañon de Colca, solution choisie pour éviter de passer de 2350m à 4800m sans autre sommation.

 

 

IMGP3011 Pampa seca ArequipaC'est donc à bord d'un 4x4 Toyota Hilux pick-up que nous partons pour une des plus profondes vallées du monde (3200 m, juste après celui de Catahuasi, voisin de quelques km, profond lui de 3535 m). Après moins de 100km, le sélecteur est branché sur les 4 roues motrices pour presque 150km de piste. Cela réveille les sciatiques ! Nico est au volant tandis que nous profitons des paysages désertiques, qui verdissent au fur et à mesure que nous nous enfonçons vers les montagnes. D'abord des cailloux puis quelques cactus et des buissons secs et après une grande zone de pampa, égaillée au loin par quelques sommets enneigés. Nous passons un col à 4200m pour nous retrouver peu après à Cabanaconde (3200m), où nous resterons pour la nuit.

 

IMGP3064 Terrasses CabanacondeIMGP3054 Femme de CabanacondeCe village aux habitants en tenue traditionnelle en particulier les femmes qui arborent des tissus aux motifs compliqués, fait face à d'autres plus éloignés, accessible seulement par sentier. Déjà nous avons un bel aperçu des cultures en terrasse, datant des Colluhuas, peuple de 1000 ans plus vieux que celui de l'Inca : blé, quinoa jaune, maïs, amarante rouge vif... y sont cultivés selon des plans d'irrigations, autrefois taillés dans des rochers pour modéliser l'écoulement des eaux.

 

IMGP3133 Condor Tapay Colca PérouIMGP3186 Condor royal Tapay Colca PérouPetit-déjeuner englouti, nous nous dépêchons pour le mirador de Tapay où il serait possible de voir des condors. Sur place, nous sommes seuls quand nous voyons monter les oiseaux, profitant des courants ascendants. Un puis deux, puis trois... au total ils seront plus d'une dizaine à déployer leurs ailes au soleil matinal, de deux types au moins. Un plutôt marron et l'autre noir avec des dessins blancs sur les ailes et une collerette blanche elle aussi, le condor royal. Franchement plus sympa que le mirador de Cruz del Condor, 1km plus à l'est, où les gens payent pour s'agglutiner.

 

IMGP3243 Cañon de ColcaIMGP3239 Forteresse de Chimpa ColcaNous poursuivons notre exploration en 4x4, nous repassant le volant pour essayer le monstre, sauf Mireille, que cela n'intéresse pas trop... Nous remontons jusqu'à Chivay pour passer sur l'autre rive et nous repartons en sens inverse, pour nous apercevoir qu'il y avait des ponts qui nous l'auraient permis bien plus à l'ouest ! Tant pis... Nous avons sillonné le coin et nous sommes quand même contents des paysages traversés. Nous pique-niquons au pied du sentier qui mène à la forteresse de Chimpa. Les parents sont un peu fatigués et ne monteront pas au sommet, alors que Nico y va pour quelques photos. D'autres, enfin une, en profitent pour visiter un cimetière pré-colombien, où gisent des ossements, fémurs, crânes, bassins... et IMGP3234 Terrasses Colcades pans de tissu. Nous repartons, par la route la plus courte, pour passer le col de Patapampa avant la nuit, dans l'espoir de voir des vigognes. il fait un peu sombre et bien frais (il a même neigé dans la montée !), les animaux sont déjà rentrés au bercail. Pauline soit un viscacha grignotant un brin d'herbe de la pampa et c'est tout. 

 

Au col, il y a des tas de petits cailloux, offrandes, aux divinités de la montagne.Nous sommes à 4800m selon l'alti et le Routard, 4910m selon les péruviens, mais en tout cas les parents ont battu leur record d'altitude. Nous ne nous attardons pas trop, le soleil a disparu. Au bord de la route, un peu plus bas, nous prenons 2 gars dans la benne dont le combi est en rade sur le bord de la route. Et peu après, nous nous faisons arrêter par un contrôle de papiers... Pas de chance, Nico, de IMGP3081 Hulca Hulca Cabanacondenouveau au volant, a oublié son permis à Huaraz. Nous menons les flics en bateau, sauvés par le permis d'Alain, en expliquant qu'il a eu le soroche et ne se sentait pas la force de conduire... Ouf ! cela fonctionne. Par contre, les flics ne feront aucune allusion au non-respect des règles de sécurité quant aux deux gars qui gèlent à l'arrière. Faut pas chercher à comprendre. La fin de l'excursion se fait sans encombre, au milieu d'un ballet de camions qui alimentent une énorme cimenterie, éclairée comme en plein jour.

 

IMGP3265 Bateau requin ParacasLa journée suivante commence par le paiement du pare-brise à l'agence de location à cause d'un petit impact (avant ou après ?...) : 100 euros... Ensuite nous bullons dans Arequipa, pour patienter jusqu'à l'heure du bus pour Paracas. Nous embarquons à 19h30 pour encore 13h de trajet, les parents en "cama", siège allongé quasi allongé, les jeunes en semi-cama, siège en tissu demi-assis ! Merci Nico d'avoir gagné au bingo !!! Surtout qu'il y a une énorme vieille qui ronfle comme un sonneur deux sièges derrière nous et que Nico part lâchement dormir sur les sièges à l'arrière.

 

 

IMGP3256 Pélican Paracas PérouNous arrivons vers 8h30 à Paracas, petit port de pêche aux bateaux pitoresques (Popeye) , et dont le nom signifie "pluie de sable" en quechua. Nous sommes très vite agressés par les vendeurs ambulants et les rabatteurs qui opèrent pour les hôtels. Il fait beau, mais une brume s'étend vers la presqu'île, réserve naturelle. Nous nous reposons le matin et l'après-midi, nous prenons le taxi pour visiter le parc. Malheureusement, tout est baigné dans le brouillard et un vent violent balaye les plages. Nous voyons beaucoup d'oiseaux et notamment de grands pélicans. Nous changeons de plage pour en trouver une à l'abri du zéph', à côté de Lagunillas, avec en prime un rayon de soleil qui nous pousse à nous jeter à l'eau, pas trop froide d'ailleurs. A quelques brasses de la crique, des îlots qui servent de perchoir aux oiseaux, mais le fond, vite rocheux, est habité par les oursins dont nous faisons les frais. Le soir, nous profitons des fruits de mer et autres poissons selon les goûts de chacun sur le front de mer.

 

IMGP3290 Pingouins Paracas PérouPas de répit pour les braves, le réveil sonne pour que nous fassions notre tour, probablement un des plus "touristiques" de notre voyage : bob et gilet de sauvetage IMGP3275 Candélabre Paracas"Pinguin IV", entassés dans un hors-bord 200 chevaux x 2 ! Mais vraiment, les animaux valent le coup. Nous entamons notre excursion par le passage devant le Candelabre, gigantesque gravure (ou géoglyphe) de 200m sur 60. Son origine est inconnue, mais il ne ressemble en rien aux motifs locaux, comme à Nazca. Certains pensent qu'ils dateraient plutôt du XIXesiècle et qu'il aurait été tracé par les navigateurs, comme symbole de la croix du sud ou symbole franc maçon.

 

IMGP3311 Lions de mer Ballestas PérouIMGP3329 Arches BallestasDes dizaines d'oiseaux nichent dans les falaises des îles Ballestas, dont nous longeons les côtes ensuite, un peu à la queue-leu-leu avec les autres embarcations. Nous repérons les premiers pingouins de Humbolt, et une otarie ou lion de mer, puis 3 autres se prélassent sur un rocher. Des milliers d'oiseaux transforment les îles en dômes mouvants : cormorans noirs, fous blancs, petites sternes incas, noires et blanches aux extrémités rouges vives. Depuis très longtemps, déjà au temps de l'Inca, les hommes exploitent les fientes de ces volatiles comme engrais, en espagnol le guano.

 

 

 

IMGP3338 Otarie et sternes Ballestas PérouSur l'île suivante, apparaissent, au gré des vagues, des soleils de mer, genre de crustacés, des crabes et des étoiles de mer, puis nous nous arrêtons un moment devant un groupe de pingouins et nous terminons la balade au son d'un énorme lion de mer, un mâle, barrissant pour attirer les femelles alentour. De retour sur la terre ferme, frigorifiés mais heureux, nous prenons une douche bien chaude. Dans l'après-midi, nous prenons un bus couleur locale, plus que branlant, pour aller visiter Pisco, mais cette ville peu jolie a perdu ses rares monuments lors d'un tremblement de terre en 2007, notamment l'église qui s'est effondrée sur 150 fidèles ! Les parents découvrent le Pisco Sour, cocktail national : Pisco (vin IMGP3341 Arche et ponton Ballesatasdistillé), sirop de sucre, jus de citron vert, blanc d'oeuf et cannelle. Nous prenons notre repas ici, avant d'héler un taxi "chartérisé". Les jeunes se retrouvent dans le coffre, assis à côté de la bonbonne GPL, ce qui n'a absolument rien de rassurant quand on voit l'état de la voiture ! Heureusement, c'est sans encombre que nous ferons les 15km de retour. Dernière journée à la mer, nous flemmardons sauf que nous avons été obligés de nous extirper des draps pour prendre le petit-déjeuner, servi jusqu'à 8h seulement ! Nico court jusqu'à l'hôtel Hilton où il fait 1/2 tour à cause su vent de sable, ce même vent lui donnera des ailes pour le retour !

 

IMGP3354 Lion de mer mâle Ballestas PérouL'après-midi, nous nous baladons de nouveau le long de la rive mais aucun d'entre nous n'osera la baignade tant le vent nous glace. Petit resto, de nouveau au Pisco Sour, auquel IMGP3305 Nids de fous blancs Paracas Péroules parents ont très vite pris goût (ils ont ramené la recette en France !).

 

Le matin avant le bus, nous tentons la plage mais seuls Nico et Mireille ont le courage de braver l'eau douteuse. Lorsqu'ils reviennent, ils s'empressent de se rincer sous la douche, car ils sont recouverts d'une matière brune-verte à la forte odeur d'´goût ! Sympa la station d'épuration ! Dans le bus, de nouveau des films et des paysages désertiques en-dehors des zones d'irrigation.

 

Arrivés à Lima, un dernier verre avant de voir les parents Desmet s'éloigner dans leur taxi pour l'aéroport, le coeur serré. Nous avons passé de bons moments en leur compagnie. De notre côté, nous partons à la recherche d'une pompe pour le réchaud, car Pauline a cassé la nôtre lors d'un nettoyage. Nous trouvons le bon modèle, mais le patron du magasin nous assassine en nous la facturant 2 fois le prix conseillé par le fabriquant. Nous rentrons à la station de bus, en passant par les magasins de matériel audio-vidéo pour racheter des piles rechargeables. Lima, c'est quelques belles petites maisons coloniales avec autour de gros immeubles et une circulation automobile intense, empuantissant l'air. Le ciel est souvent gris et certains coins sont malfamés.

Nous reprenons le bus vers 22h pour une nuit avec ronfleur et sans échappatoire jusqu'à Huaraz, où nous nous délectons de nouveau de la vue sur les montagnes. Adieu pélican !

IMGP3367 Pélican Paracas

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:24

IMGP2696 Laguna ParónNous profitons de ce petit article pour vous préciser quelques anecdotes sur les populations pré-colombiennes, renseignements principalement glanés auprès de notre guide "Pony Expedition", lors de la balade à la laguna Parón, si bleue à cause de la forte teneur en phosphate de cuivre.

 

Tout d'abord, il faut savoir que les Incas ne faisaient pas la joie de tout le monde, puisqu'ils étaient des envahisseurs... Leur langue, le quechua, est en fait un ensemble de dialectes, variant d'une vallée à l'autre, comme nos patois. Les Incas ont voulu imposer celui de Cuzco, dont ils étaient originaires, mais ils n'ont pas pu car leur empire s'est effondré au bout de 90 ans ! Bien difficile de maintenir une unité dans d'aussi vastes contrées, avec des cultures différentes : chavin, wari au Sud, tucumé ou lambayeque au Nord...

Ces conquérants avaient une méthode particulièrement intéressante pour mater les peuplades récalcitrantes : la déportation. En effet, les gens avaient un attachement très fort à leur terre nourricière, la Pachamama, représentée par la couleur noire, synonyme aussi de sécurité et du passé, des ancêtres, contrairement au futur, le ciel, (couleur blanche), incertain et donc sujet d'angoisse... Ceux rencontrés à Saraguro (Equateur), venant il y a plusieurs siècles, des alentours de Cuzco, portaient toujours l'habit noir, signe du deuil de leur Pachamama.

 

 

IMGP2628 Temple d'offrandes secondaire WillcahuainLes Incas furent eux-mêmes battus par les espagnols, venus chercher fortune au pays de l'El Dorado (le Doré), mythique homme recouvert d'or et sacrifié plus ou moins volontairement, ça dépend des contes. L'armée de l'Inca Atahualpa, fut vaincue pour deux raisons principales. Tout d'abord, il y eut une terrible méprise : lors de la rencontre de Pizarro et du chef suprême des Andes, il lui fut présenté une bible comme porteuse de la parole de dieu. Il écouta le livre et n'entendant rien, la jeta !!! D'autre part, abruti par la chicha, boisson fermentée, il oublia (!) de donner l'ordre d'attaque quand, voyant le sacrilège, le prêtre accompagnant les soldats de Charles Quint lança l'offensive... sa garde personnelle fut massacrée sans même tenter de se défendre ! 6000 soldats contre 300 ! Cela signa la chute de l'empire.

 

Certaines des civilisations pré-incas avaient une très grande connaissance du phénomène d'El Niño, effet climatique cyclique survenant environ tous les 4 ans vers Noël (d'où son nom, enfant pour "enfant Jésus"). Tout d'abord, les chavins récoltèrent de simples relevés de données météorologiques, agricoles et mêmes marines. Puis, des sages réussirent à faire des corrélations entre ces différents éléments : telle culture poussait mieux avec la venue de ces grosses pluies et du réchauffement engendré par El Niño, signalé par la prolifération plus au Sud de la côte, d'un escargot de mer particulier. Sous forme d'oracles, grassement rémunérés, ils prédisaient alors les pluies diluviennes, accompagnées fréquemment de catastrophes (glissements de terrain, inondations...). Les femmes prenaient ces années "maudites" une certaine plante, la moye, qu'elle mâchaient pour son effet contraceptif, évitant de concevoir des enfants en période difficile.

 

Voilà, vous en savez un peu plus à propos des cultures et de l'histoire sud-américaines et sur météopérou...

IMGP2623 Casa typique Willcahuain

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 19:07

Il faut vous dire que nous avons rencontré un personnage du village de San Juan : le señor Tobias. Instituteur à la retraite, il erre dans la grand rue pendant la journée à la recherche de compagnie.
Tous les matins, il vient voir si le restau d'Elsa est ouvert, dimanches et jours fériés compris. Si nous sommes présents, il attend, vainement, que nous lui fassions à manger... Un petit pain fait l'affaire si nous ne lui offrons rien d'autre. Il sort alors une grosse tablette de chocolat de la poche de son veston élimé pour accompagner son petit déjeuner, parce qu'il est gourmand , le père Tobias...
Nous ne comprenons pas toujours tout ce qu'il nous dit, mais en nous approchant un peu, nous finissons par saisir la teneur de la question : y a-t-il à manger aujourd'hui ? Mais en nous approchant, nous risquons gros... Parce que le père Tobias, il ne souffre jamais de solitude : il a des puces !!! Elles se baladent, tranquilles, sur son chapeau de feutre, quand elles veulent prendre l'air. Et elles sautent !!! Sur nous !!!
Nous avons eu, pendant quelques jours, leur plus ou moins charmante compagnie, jusqu'à les trouver, les fautives, celles qui nous gâchaient nos nuits par leurs piqûres... Nous avons pu les exterminer, fort heureusement, car nous n'en avions adopté qu'une chacun.
Tout ça pour vous prévenir que, si vous croisez le père Tobias, il est très gentil mais bon, mieux vaut garder ses distances...
IMGP0595 papy Tobias

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 15:21

Nous avons fini par decoller !
Nous sommes partis de Geneve hier, les bagages par miracle boucles a temps ! 120kg de matos...
Les velos, eux, n'ont pas encore atterris et doivent encore voler au dessus de l'atlantique...
Nous sommes arrives a 2h du matin a Quito, avec 2h de retard et nous avons dormi dans l'aeroport faute de mieux.
Ce matin, petit dejeuner a l'heure locale, mais nous n'avons pas ete tentes par le bouillon de langue avec le cafe ! Nous devrions recuperer les velos cet apres m' et filer vers l'antisana.
A bientot et merci pour vos messages...

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:21
Il a bien fallu dire au revoir à tous alors, nous avons fait nos adieux...
Un restau pour Pauline avec ses collègues, une pizza et beaucoup de bonne humeur pour cette soirée, agrémentée par les blagues typiques hôpital : la voiture décorée de papier toilette, le vestiaire plein de Biafine et la lettre d'adieu... Elle disait que Pauline était une fille propre et à peu près bien habillée, mais que dans deux semaines, elle ressemblerait à une clocharde et qu'à Rumilly, on ne comprenait pas pourquoi elle partait, vu qu'ils avaient les mêmes à l'hôpital et qu'ils s'en occupaient très bien... Mêmes certains retraités sont passée la voir (merci pour les macarons les filles Duc, je vous attends au Pérou !).
Pendant ce temps, Nico, lui, avait filé à Paris, euh, non à Fontainebleau, pour revoir la famille nantelaise. Avec la société fondée par la fratrie, Pan Dans Ta Gueule, ce fut le délire : une session de roof (traduisez "toit" pour les néophytes) grâce aux prises du pan de David montée sur le plafond du hangar voisin. Nico finit dans la benne du Manitou, une jambe amochée par le vol de 3 mètres ! Un tour dans la forêt sous la pluie, les sacro-saints repas avec les tantes, oncles et grand-maman, malgré les caprices du ciel, l'humeur est à la fête ! Le p'tit Piment, dernier né de David et Caro, reste impassible. Pour les autres, les au-revoir sont difficiles... 
La dernière semaine se passe vite : il faut préparer les vélos, les pièces sont en retard pour cause de changement d'adresse. Marc, de Little Big Shop, nous sauve la mise en fabriquant des pattes pour fixer les porte-bagages. L'appartement est vidé et rendu, les affaires s'entassent dans le garage des parents savoyards. Tout rentre, ouf, fallait pas un carton de plus !
Anne-Lise, Raph et Alessandro héritent de la garde de Georges (le lapin en peluche pour ceux qui, étonnamment ne le connaîtraient pas). Pauvre Georges : le voilà déjà obligé de passer dans le bain, lui qui était autowash jusqu'à présent...
Le samedi, dernier round avec les amis ! Nous avions prévu au départ un refuge dans le Beaufortain, mais devant la neige, nous reculons et changeons de plan à la dernière minute. Rendez-vous aux Garins dans les Bauges pour la bringue ! Bonne ambiance, les copains rigolent bien. Carmen nous fait tourner autour des chaises avec une histoire de carrosse (merci au cocher et à la roue avant gauche...)  et les bouteilles descendent vite, surtout pour les bretons. La verveine est bonne, mais pas en tisane... Une petite visite des baujues et de leur génépi... Thibault maîtrise la polenta et les diots, les gâteaux sont tous bons. Il neige ! Ca finit forcément en bataille et nous rentrons trempés mais hilares. Le lendemain est plus dur, surtout pour les bretons (commentaire de Fred ensommeillé : Ils ont la patate les gamins !). Encore des adieux éprouvants, quitter les proches, on n'a pas vraiment envie...
Reste à partir demain matin, et pour Pauline, à quitter les parents !  
 
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