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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 00:40

Après notre périple aux Ilinizas, notre escapade nous amène aux portes du parc du Cotopaxi. Nous sommes assez fatigués et nous pensons nous y reposer plusieurs jours avant de tenter l'ascension du sommet.
L'entrée du parc est à 10$ / personne et le gardien nous annonce que c'est 3$ la nuit / personne en plus. Il justifie le prix en disant que c'est un parc national... Nous sommes écoeurés de leurs prétendus parcs écologiques, nationaux ou autres, les 4X4 y entrent sans vergogne et de notre côté nous sommes handicapés par notre moyen de transport, nous ne pouvons pas compter moins de 4-5 jours pour faire le Cotopaxi. Cela nous reviendrait trop cher, nous renoncons à ce volcan. Nous rebroussons chemin pour dormir dans une forêt d'eucalyptus.
Le lendemain, une magnifique route de campagne, parallèle à la Panaméricaine, nous amène à Latacunga puis à Panzaléo où nous trouvons refuge dans un orpholinat. Leur accueil est très agréable, nous assistons à des chants d'enfants dans l'église et des bénévoles allemands nous proposent leur douche. Il est vrai que nous sommes recouverts de poussières après l'étape du jour, sur chemin de terre.
Nous continuons en direction d'Ambato, 4ème ville d'Equateur (600 000 hab.) après Guayaquil, Quito et Cuenca. Il y a très peu de routes secondaires et nous sommes contraints de rouler sur la 2X2 voies de la Pana avec les semi-remorques, bus et autres camions.IMGP0277 Panaméricaine Pour éviter ces gros axes, nous prenons la direction de Guaranda, ce qui nous permettra de tenter l'ascension du Carihaïrazo et du Chimborazo en partant du village de Pogyos, indiqué sur nos 2 topos. La sortie d'Ambato est éprouvante : la ville se trouve dans une cuvette à 2500m d'altitude et il nous faut atteindre, par de montées très raides, un plateau à 3100m. A 16h, nous sommes vidés, nous sommes encore dans la banlieu, pas d'hôtel en vue et les gens nous préviennent que les barríos sont dangereux, il y a souvent des crimes... Pauline repère une dame sur une maison décorée par un sapin de Noël. Nous demandons l'hospitalité, qu'elle et son mari acceptent bien volontiers. Maria, Ector et leurs 4 enfants nous accueillent avec un jus de pêche plus que bienfaiteur au vu de notre état de fatigue. Un peu plus tard dans l'après-midi, nous aidons toute la famille rassemblée, à attraper une truie d'environ 200kg à travers le jardin. Ca sent mauvais pour la bête... Son sort nous est confirmé par Maria avec un large sourire, amusée que l'on assiste à la mise à mort du cochon (chancho). Une fois ligottée, un couteau enfoncé dans le coeur met fin à ces jours, non sans mal pour la contenir.IMGP0288 El chancho Ensuite nous assistons à la préparation de l'animal vendu le lendemain au marché pour 300$. La fin de soirée se passe en compagnie de toute la famille à converser sur nos pays respectifs.
Après les adieux chaleureux, nous reprenons la route avec l'objectif de s'éloigner au maximum de l'agglomération d'Ambato. Cette portion est agréable et bien moins fréquentée que la Pana. Nous croisons de petits villages entourés de cultures verdoyantes à flancs de montagnes peuplés de gens à chevaux et de femmes portant leur lait, un autre âge. Les kilomètres et le dénivelé s'enchaînent pour nous amener sur une colline à 3700m où loge une grand-mère et ses petits-enfants. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Après avoir posé notre tente dans le dévent de la maison, nous sommes invités à partager une bonne soupe aux pâtes suivi d'un potage très dense à base d'ananas et de maïs en guise de dessert. Ceux qui connaissent les goûts spéciaux de Nicolas pourront imaginer son calvaire à finir poliment sa tasse...
Comme d'habitude depuis quelques jours, au matin nous enfourchons nos montures, décorées de multiples fleurs offerts par la petite fille (le jardin de la grand-mère est pillé...), toujours en direction du Chimborazo après avoir, bien entendu, dit aurevoir à nos hôtes. Nous nous sentons un peu gênés et redevables envers cette famille assez pauvres.
Nous devrions arriver dans l'après-midi à Pogyos, notre camp de base pour les montagnes avoisinantes. Le paysage se fait plus aride, les village plus rares puis plus rien et l'altitude nous demande beaucoup d'énergie. Le village tant attendu se fait désirer, notre carte nous l'indique à moins de 3km alors que nous entrons dans un épais brouillard. Les voitures jaillissent à moins de 10m derrière nous, les kilomètres défilent tout doucement et au bout de quelques temps nous perdons espoir de trouver ce village fantôme. Nous hissons nos vélos derrière une butte et nous montons la tente à 4200m d'altitude et après plus de 35km. Nous sommes encore une fois vidés.
IMGP0315 ChimborazoAu réveil, le Chimborazo nous domine majestueusement. Nous sommes au milieu de nulle-part. De l'eau filtrée dans une flaque boueuse nous permet de déjeuner. A présent il nous trouver de quoi manger et se reposer pour partir en montagne. La meilleure solution trouvée est de descendre en direction de Riobamba, en passant devant l'entrée du parc du Chimborazo.
IMGP0320 Col à 4350m ChimborazoNous passons un col à 4350m pour notre 6ème jour d'affilé de petite reine et nous entamons une grande descente jusqu'au village de San Juan où nous pouvons trouver un hôtel, des épiceries et une station essence pour notre réchaud.
Nous sommes à 3250m et 25km sous l'entrée du parc. Quelques jours de repos seront nécessaires avant toutes tentatives au Chimborazo.

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Published by Nikopol - dans vélo
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commentaires

denis jerome 04/01/2010 08:55


que de belles aventures !!
on te suis avec beaucoup d'interet et d'admiration
bravo a tout les deux
plein de gros bisous
et de courage pour la suite de votre parcou
et bien sur bonne annee
denis jerome patricia


Nikopol 05/01/2010 22:14


Salut les Zazous!
Bonne année à vous !
Bisous